L'état de santé d'Abdallah Hamahny s'est fortement dégradé — Attaque du Louvre

Attaque au Louvre : l'assaillant sort de son silence

Juste avant l'attaque du Louvre, le suspect s'est pris en selfie devant des monuments touristiques (photos)

Abdallah El-Hamahmy avait agressé un militaire dans le Carrousel du Louvre, dans la matinée du vendredi 3 février. Il avait été maîtrisé par les militaires après avoir été neutralisé par plusieurs balles dans l'abdomen. Auparavant, l'homme, grièvement blessé au ventre par des tirs de riposte des policiers, avait commencé à parler aux enquêteurs lundi, à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, où il est soigné.

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste ce mardi soir.

D'une part, il a accrédité l'hypothèse des enquêteurs sur son identité, sur laquelle des vérifications sont encore en cours, en se présentant comme Abdallah El-Hamahmy, un Egyptien de 29 ans.

Vendredi matin, l'agresseur, armé de deux machettes de 40 cm, s'est précipité sur une patrouille de quatre militaires en criant "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe).

Il est entré légalement comme touriste en France le 26 janvier sur un vol en provenance de Dubaï, séjournant dans une location à la semaine proche des Champs-Élysées. A-t-il agi seul ou sur des instructions? Reste à savoir, s'interroge la chaîne, pourquoi il tenait ses machettes à la main alors que ses bombes de peinture étaient "rangées, elles, au fond de son sac". Selon une source proche de l'enquête, l'appartement au tarif de 1700 euros avait été réservé en ligne dès le mois de juin. Aucune revendication n'est venue glorifier cette attaque et aucune allégeance à un groupe jihadiste n'a été trouvée à ce stade lors de la perquisition dans l'appartement loué à Paris.

L'homme, s'il en est bien l'auteur, a en tout cas multiplié des tweets exaltés dans les minutes précédant l'attaque, où il semble apporter son soutien au groupe jihadiste Etat islamique (EI), en évoquant les "frères en Syrie" et "les combattants du monde entier".

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