Les ventes du "Canard Enchaîné" se sont envolées — Affaire Penelope Fillon

François Fillon en meeting le 2 février 2017 à Charleville-Mezieres

François Fillon en meeting à Charleville-Mezieres le 2 février 2017

Le député Benoist Apparu, proche du maire de Bordeaux, a confirmé à Reuters que François Fillon et lui s'étaient parlé ce week-end, notamment à propos du plan de riposte du candidat. Une "lettre aux Français" sera publiée mercredi dans la presse régionale.

En août 2002, Penelope Fillon aurait perçu "16 000 euros d'indemnités, soit l'équivalent de cinq mois de salaire", alors qu'elle avait retrouvé un emploi auprès du suppléant de François Fillon un mois auparavant selon plusieurs médias français citant le Canard enchaîné.

Dans un communiqué publié mardi soir, le candidat dénonce "erreurs manifestes" et "mensonges", récusant toute "information nouvelle". Un scénario que l'ancien Premier ministre a écarté de la main lors de sa conférence de presse, qui n'en finit d'ailleurs pas de continuer à faire réagir.

L'hebdomadaire précise, dans un encadré consacré aux questions de ses lecteurs, que "rien ne laisse présager" que Penelope Fillon a perçu des allocations chômage lors des différentes ruptures de ses contrats. "Aucune instance n'a la légitimité pour remettre en cause le vote de la primaire". François Fillon a certes donné du "mes chers amis" aux parlementaires Républicains et centristes qu'il a reçus pendant une petite heure. Mais c'est à une reprise en main en bonne et due forme qu'il s'est livré. Relayant la ligne de défense de ses avocats, il a martelé: "Un parlementaire ne peut pas faire l'objet d'une incrimination pénale pour détournement de fonds publics".

Fragilisé par les soupçons d'emploifictif de sa femme, le candidat de droite à la pré- sidentielle française François Fillon a reconnu avoir commis une "erreur" en faisant travaillersa famille, tout en tentant de relancer sa campagne, gravement plombée par l'affaire.

Pour être complet, il faudrait rajouter les cotisations patronales obligatoires que paye l'Assemblée nationale pour les collaborateurs.

" Il leur a dit: "si ce n'est plus moi, c'est le chaos; avec moi vous avez encore une chance de gagner, sans moi vous avez 100 % de chances de perdre" ", raconte cette source selon laquelle " la fièvre est un peu redescendue ".

Après les interventions "officielles", des doigts se sont levés dans la salle. Outre le président du Sénat Gérard Larcher, un seul parlementaire a pu s'exprimer: le député UDI des Français de l'étranger Meyer Habib. "Je ne leur en veux pas", avait assuré le candidat. Faire comprendre qu'il n'y a pas d'alternative était bien le message essentiel envoyé ce lundi à ses troupes. Ce que François Fillon vient donc de reconnaître... contraint et forcé. "Il n'y avait pas de consensus possible faisant l'unanimité sur un autre nom", estime Philippe Bas.

Et il n'est pas du tout dans l'intention d'Alain Juppé d'envisager un plan B parce que ce serait tirer une balle entre les yeux de François Fillon.

Élu sénateur de la Sarthe en septembre 2005, François Fillon a embauché à temps plein sa fille Marie dès le 1er octobre, comme "assistante de sénateur".

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