La réduction de production bien engagée, selon l'AIE — Pétrole

L'Agence internationale de l'énergie estime que la demande pour le pétrole sera supérieure à l'offre au moins jusqu'à la fin du second trimestre

L'Agence internationale de l'énergie estime que la demande pour le pétrole sera supérieure à l'offre au moins jusqu'à la fin du second trimestre

Alors que les marchés doutaient de la capacité de l'Opep à tenir ses engagements, l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) a attesté vendredi que les baisses de production prévues sont mises en oeuvre plus rapidement que prévu par le cartel pétrolier.

Les cours du pétrole ont terminé en nette hausse vendredi, grâce à une confiance revenue sur le respect des quotas de l'Opep, ce qui permettait au baril d'être proche de l'équilibre sur la semaine.

Le Brent a pris 1,07 dollar, soit 1,92%, à 56,70 dollars le baril.

En janvier, la production mondiale de pétrole a chuté de 1,5 million de barils par jour (mbj), selon l'AIE, qui attribue le gros de la baisse à l'Opep.

Les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s'étaient accordés en novembre pour réduire leur production de 1,2 mbj à partir du 1er janvier pour une période de six mois renouvelable. La Russie a diminué sa production de 100.000 bj, soit un tiers de son objectif de 300.000 bj.

L'AIE a revu à la hausse sa prévision de demande mondiale, pour le 3ème mois consécutif, anticipant une hausse de 1,4 million de barils par jour cette année par rapport à 2016. C'est 730.000 barils par jour (bj) de moins sur un an.

Cependant, les experts du secteur estiment que les cours du brut auront du mal à poursuivre leur ascension au-delà de la zone des 50-55$. Boostés par ces nouvelles données de l'AIE, qui estime globalement que les pays s'étant engagés à limiter leur production tiennent effectivement parole, les prix du pétrole ont commencé à repartir à la hausse, renouant avec leurs niveaux du début du mois, après leurs pertes enregistré ces quelques derniers jours.

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