Bruno Le Roux "appelle au calme" après les violences à Bobigny

Bruno Le Roux

Bruno Le Roux "appelle au calme" après les violences à Bobigny

Et dimanche matin, un collectif a appelé les volontaires à venir aider les commerçants à nettoyer les rues de Bobigny.

A Toulouse (sud-est), une manifestation a rassemblé samedi 250 personnes dans le calme, selon la police et les organisateurs. "La manifestation a été autorisée à Bobigny, alors qu'il y avait déjà eu beaucoup de mouvement en banlieue, je ne comprends pas pourquoi le gouvernement a fait cela", a-t-il poursuivi, insistant à nouveau: "Il y a un ministre de l'Intérieur, on se demande ce qu'il fait depuis plusieurs jours". La candidate du FN, Marine Le Pen, avait jugé que ces incidents étaient "la conséquence du laxisme qui diffuse dans la société française, qui est la responsabilité des politiques qui nous ont gouvernés pendant des années ".

Interpellation de Théo, à Aulnay-sous-Bois, le point sur l'affaire: Tout a commencé jeudi 2 février 2017, dans le quartier de la Rose-des-Vents à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). C'est sous son commandement que les quatre policiers impliqués dans l'affaire Théo ont agi, puisqu'ils appartiennent à une brigade de sécurité de terrain (BST), rattachée au commissariat d'Aulnay-sous-Bois. Au total, 37 personnes ont été interpellées. Au milieu du chaos, un des manifestants qui quittait les lieux, un adolescent de 16 ans, a sauvé une petite fille assise dans une voiture dont le capot avait pris feu. Mais "je me disais que je ne pouvais pas laisser une petite comme ça. Surtout qu'autour, il y avait des passants et que personne ne faisait rien". Il a alors pris l'enfant dans ses bras avant de la confier à un gendarme.

L'IGPN (la police des polices) retient également "le caractère non intentionnel" du geste du policier mis en examen pour viol sur Théo, déplorant toutefois des conséquences "dramatiques". Mais les forces de l'ordre ont simplement " aidé à chercher ses parents juste après qu'elle a été sauvée ", a précisé une source policière. Des échauffourées avec la police se sont poursuivies dans la soirée. Les slogans rappelaient aussi deux adolescents morts dans un transformateur électrique, à l'origine d'émeutes en banlieue en 2005, ou Adama Traoré, décédé lors de son interpellation l'été dernier en région parisienne.

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