Le Medef revient à la table des négociations — Unédic

Pierre Gattaz le président du Medef le 13 décembre 2016

Pierre Gattaz le président du Medef le 13 décembre 2016.- ROMUALD MEIGNEUX SIPA

Cette fois, il n'est "pas exclu qu'il y ait un chapitre sur le sujet" dans le projet d'accord que le patronat compte transmettre aux négociateurs syndicaux en "fin de semaine prochaine, début de semaine suivante", selon M. Saubot.

Ils prévoient quatre séances de travail plénières en mars, les 7, 14, 23 et 28.

" C'est une négociation globale qu'il faut faire, on ne va pas se concentrer que sur les contrats courts et la taxation des contrats courts, sinon ce n'est pas la peine d'y aller", a-t-il ajouté, affirmant qu'" il y a plein d'autres idées ".

Le président du Medef Pierre Gattaz a de nouveau écarté mardi toute taxation des contrats de travail de courte durée à la veille d'une rencontre avec les syndicats, qui font de cette mesure un préalable à tout accord sur l'assurance-chômage. Le Medef est toutefois prêt à discuter de "dispositifs incitatifs", a concédé Alexandre Saubot. Le Medef espère que le gouvernement sera au rendez-vous.

"La position du Medef, c'est +d'abord on fait beaucoup d'économies sur le dos des chômeurs, et puis éventuellement, on envisage une expérimentation, peut-être pour plus tard, à durée limitée et pour trois secteurs.+ Cela nous paraît très déséquilibré", a déploré Denis Gravouil (CGT). Le nombre de CDD de moins d'un mois a fortement augmenté en 15 ans, passant d'un peu plus de 1,5 million par trimestre à plus de 4 millions, selon l'Unédic.

Les discussions devraient aussi aborder d'autres sujets, comme le calcul des allocations pour les personnes en activité réduite, le relèvement du plafond de cotisation ou le recul de l'âge d'entrée dans la filière senior.

"Si on arrive à un accord suffisamment bien construit pour avoir suffisamment de signataires, ça aura du poids", renchérit son homologue de Force ouvrière (FO), Michel Beaugas.

Ils estiment que la moitié de son déficit relève en fait de décisions de l'Etat, comme le financement de Pole Emploi ou l'indemnisation des travailleurs frontaliers français.

Enfin, les partenaires sociaux veulent écrire à l'Etat pour le "placer devant ses responsabilités" en ce qui concerne le déficit chronique et l'endettement de l'Unedic.

"On pense, dans ce contexte préélectoral particulier, qu'il faut que les partenaires sociaux se montrent capables d'assumer leurs responsabilité sur l'assurance-chômage", explique la négociatrice de la CFDT, Véronique Descacq.

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