Le Parlement européen ratifie le traité de libre échange euro-canadien — Ceta

Le traité de libre-échange Canada Europe contraire à la Constitution

Le traité de libre-échange Canada Europe contraire à la Constitution

Le Parlement européen doit se prononcer ce mercredi sur le CETA, l'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et le Canada. Le traité devrait donc entrer provisoirement en vigueur au mois d'avril, même si les parlements nationaux doivent encore s'exprimer sur le sujet.

"En soutenant l'accord commercial de libre-échange avec le Canada aujourd'hui, nous avons démontré que l'Union européenne est un partenaire commercial crédible et fiable".

S'il n'a pas rencontré une opposition aussi vive que son "grand frère" TAFTA (dont les négociations battent sérieusement de l'aile), le CETA a toutefois rencontré de sérieux obstacles avant d'en arriver là.

Selon les parlementaires francophones de Belgique, la version initiale du CETA était trop favorable aux multinationales qui œuvrent pour l'affaiblissement des normes européennes. Il a été voté ce mercredi à midi par les eurodéputés du Parlement, après un débat en présence de la commissaire européenne au commerce, Cécilia Malmström.

A l'inverse, Emmanuel Macron juge que ce traité "améliore objectivement les choses dans notre relation commerciale avec le Canada".

"Les échanges intenses sur le CETA (.) témoignent du caractère démocratique de la prise de décision en Europe", a pour sa part insisté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

On ne veut pas casser le commerce, mais on souhaite un accord mieux organisé où le social et l'environnemental seraient au premier plan.

Par ce vote, cette majorité déroule un tapis rouge pour l'extrême droite et les nationalismes les plus moisis qui montent partout en Europe et qui a gagné aux États-Unis.

Le groupe Socialistes et démocrates (le deuxième du Parlement) a été particulièrement divisé sur ce texte. Le parti écologique français EELV à la présidentielle de 2017, Yannick Jadot, y a vu "un risque majeur pour l'élevage européen et la santé européenne".

Marine Le Pen souhaite "refuser les traités de libre-échange".

Le fameux tribunal d'arbitrage sera cependant en suspens jusqu'à l'adoption définitive du texte, qui pourrait ne survenir que dans plusieurs années.

Les produits canadiens ne pourront donc être importés dans l'Union européenne que s'ils respectent la réglementation de l'UE et le boeuf aux hormones ne sera pas autorisé.

Au final, la signature formelle du traité par l'UE et le Canada en avait été retardée de quelques jours.

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