Cause palestinienne : Vers l'abandon de la solution à deux Etats ?!

"Nous allons y travailler de manière très diligente", a-t-il dit, sans offrir de nouvelles perspectives.

M. Netanyahu, soumis à la pression de sa droite, a indiqué à des journalistes israéliens avoir accepté au cours de ses entretiens avec M. Trump de rechercher un accord avec l'administration américaine sur la construction dans les colonies, a rapporté la presse. Cette option laisse en suspens la question démographique et le choix à terme d'un président issu de telle ou telle communauté, alors que de nombreuses voix veulent conserver le caractère juif de l'Etat d'Israël. S'ils en venaient à réduire ou suspendre leur participation, les objectifs de Donald Trump seraient plus clairs.

Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, s'est quant à lui exprimé au Caire aujourd'hui: " Il n'y a pas de solution alternative pour résoudre la situation entre les Palestiniens et les Israéliens autre que la solution d'établir deux États, et nous devrions faire tout ce qui en notre pouvoir pour la maintenir.

Le supérieur a déclaré que " l'objectif principal était la paix avant la solution à deux Etats ".

La solution à deux Etats que préconise la communauté internationale pour régler la crise israélo-palestinienne n'est pas la panacée selon le Président américain Donald Trump.

"Ce que nous retenons, c'est que Trump dit qu'il veut la paix", a déclaré à l'AFP Hossam Zomlot, conseiller du président Mahmoud Abbas, s'en prenant à Israël mais pas à M. Trump. Appelant les deux parties au compromis, il a en particulier exhorté les Palestiniens à se débarrasser de leur "haine" supposée à l'égard des Israéliens. A propos de l'ambassade, le président américain explique désormais que les choses ne sont pas " si faciles ". "Une entente entre les éléments les plus extrémistes et irresponsables en Israël et à la Maison-Blanche n'est pas de nature à produire une politique étrangère responsable ".

"Pour comprendre pourquoi Benyamin Netanyahou, qui avait officiellement soutenu la solution à deux États, fait marche arrière, il faut prendre la mesure géographique du problème: Israël et la Cisjordanie couvrent en tout 26 000 km".

En outre, il conditionne la création d'un Etat palestinien à une reconnaissance par les Palestiniens d'Israël comme un Etat "juif", ce que le président palestinien refuse. [.] Nous verrons ce qui se passe.

Le chef du gouvernement israélien fut l'un des plus farouches détracteurs de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances et M. Trump, s'il a apparemment renoncé à "déchirer" ce règlement international scellé par son prédécesseur Barack Obama, le considère aussi comme un texte "désastreux".

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