Risques de maladies cérébrales pour les footballeurs: "aucune preuve d'effets négatifs"

Selon une étude britannique publiée le 15 février 2017 les footballeurs ont plus de chances de contracter une maladie du cerveau à cause des petits chocs à répétition

Les footballeurs ont plus de risque de souffrir de démence selon une étude

Dans quatre cas sur six, les résultats ont montré des traces d'encéphalopathie traumatique chronique (ETC), un trouble déjà mis en évidence chez d'anciens boxeurs et footballeurs américains, et qui peut entrainer des dépressions, des pertes de mémoire et des problèmes de démence.

Selon l'étude, les anciens joueurs, dont les autopsies ont démontré qu'ils étaient atteints d'ETC, avaient aussi la maladie d'Alzheimer.

Pour autant, le lien entre ces deux affections cérébrales reste à définir, fait remarquer à l'AFP Helen Ling, docteur auprès de l'Institut de neurologie de l'University College London et auteure principale de l'étude. "Une étude de grande échelle est indispensable et la coopération des organisations professionnelles, de la Fédération anglaise et de la Fifa sera nécessaire".

"Il est probable que ce soit une combinaison de ces deux maladies qui a provoqué la démence chez ces anciens footballeurs."
Parmi eux figurent l'ancien capitaine du Brésil Hilderaldo Bellini et Jeff Astle, ex-attaquant de West Bromwich Albion, décédé en 2002 à l'âge de 59 ans. L'étude ne montre pas si les dommages infligés au cerveau sont la conséquence de têtes, de collisions entre joueurs ou sont liés à d'autres facteurs.

Le football ne fait pas vraiment partie des nombreuses disciplines sportives à risque, il n'est pas considéré comme un sport extrême.

Pour les chercheurs, les traumatismes du football seraient plutôt causés par des "impacts répétitifs non commotionnels".

"Nous avons constaté, juste après cette séance de coups de tête, une diminution des fonctions cérébrales et des capacités de la mémoire chez ces sujets". La recherche se basait sur une série de vingt têtes effectuées par un groupe de joueurs, reprenant un ballon propulsé par une machine à la vitesse et la puissance d'un ballon tiré du point de corner. "[.] Bien que ces affections soient temporaires et limitées dans le temps, nous pensons qu'elles peuvent affecter le cerveau à long terme".

Mais que celles et ceux d'entre vous qui lisez cet article et qui tapez la balle entre mais le dimanche se rassurent; pas d'inquiétude, les chercheurs estimant les risques "extrêmement faibles". Cette enquête avait conclu à un décès par "accident du travail".

Après une bonne nouvelle pour les supporters parisiens qui ont célébré la victoire de leur équipe contre le FC Barcelone mardi 14, une étude publiée ce mercredi 15 démontre que les footballeurs seraient plus inclinés à présenter des signes de démence.

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