Roman Polanski veut régler ses comptes avec la justice américaine

Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski en août 2016

Le cinéaste franco-polonais Roman Polanski en août 2016

Ces dernières semaines, il a ainsi dû renoncer à présider la 42e cérémonie des César sous la pression d'associations féministes.

Dans un plaidoyer daté de 1977, le réalisateur avait plaidé coupable à un chef d'accusation de détournement de mineure, pour avoir eu une relation sexuelle avec Samantha Gailey, 13 ans à l'époque, durant une séance de photos à Los Angeles.

Le réalisateur franco-polonais Roman Polanski veut retourner aux Etats-Unis pour mettre fin à l'affaire de viol d'une mineure qui le poursuit depuis 40 ans. Ce témoignage devrait établir que Polanski a effectivement conclu un accord en 1977 et qu'il ne doit plus être emprisonné aux États-Unis. Le juge Laurence Rittenband en charge de son dossier a pris la décision lors de sa libération de le remettre derrière les barreaux pour une peine de 50 ans mais l'acteur franco-polonais a préféré s'enfuir du sol américain. Mais, selon le site américain TMZ, Harland Braun, l'avocat de Roman Polanski, aurait demandé aux autorités judiciaires du comté de Los Angeles (Californie) de rendre publique une retranscription prouvant qu'un accord avait bel et bien été trouvé en 1977 entre l'accusé et la justice. Il n'est jamais retourné aux Etats-Unis depuis sa fuite, pas même en vue de recevoir l'Oscar du meilleur réalisateur en 2003 pour "le Pianiste".

Le passé du cinéaste l'a encore une fois rattrapé le mois dernier.

En 2010, il a été arrêté puis libéré en Suisse, le gouvernement de ce pays ayant refusé son extradition. Les avocats de Polanski ont toujours affirmé qu'il avait obtenu un accord avec les représentants de la victime et que cet accord avait été signé par le juge.

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