Les femmes doivent utiliser leur bulletin de vote aux élections législatives et choisir les personnes et les programmes qui conviennent le mieux à leurs aspirations, a-t-elle dit. Elles doivent, en outre, remplir la mission qui leur est assignée envers le pays à travers l'accomplissement de leur devoir électoral pour que "la tragédie nationale ne se reproduise plus" et pour permettre l'approfondissement de l'exercice démocratique dans le pays. S'agissant de l'ONM, Mme Sekaï a demandé un "quota acceptable" aux femmes dans le conseil national et le secrétariat national de cette organisation, dont la composante sera renouvelée lors de ce 11e congrès.
Ce quota "acceptable" n'est que la reconnaissance du rôle qu'avait joué la femme algérienne durant la guerre de Libération nationale aux côtés de son frère le moudjahid, a-t-elle dit. S'agissant de la loi portant élargissement de la représentation de la femme dans les assemblées élues, en vertu de laquelle des quotas ont été institués dans les listes électorales au profit des femmes, Mme Sekaï a jugé "acceptables" ces quotas, tout en souhaitant leur révision à la hausse à l'avenir.
De son côté, Mme Saliha Ben Mellik, ancienne moudjahida dans le Constantinois, a appelé ces concitoyennes à ne pas rester chez elles le 10 mai prochain, et à se rendre massivement aux bureaux de vote, afin de choisir les personnes qu'elles jugeront "importantes" de figurer dans la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN). Mme Ben Mellik a également revendiqué un quota aux femmes dans les instances élues de l'ONM, à même de leur permettre de "s'affirmer, faire entendre leur voix et de participer à l'édification du pays et à la défense des intérêts des moudjahidine, des chouhada et de leurs ayants-droit".
L'instauration d'un quota aux femmes sur les listes des candidatures aux élections, notamment les législatives, "est quelque chose de positif", a indiqué pour sa part Mme Fatma Azzoug, ancienne moudjahida de la Wilaya IV historique qui comprenait la région de Ain Defla, sa ville natale. Mme Azzoug a toutefois déploré le fait qu'aucune femme moudjahida n'a été honorée à l'ouverture des travaux du 11e congrès de l'ONM, s'interrogeant sur les raisons de cette "exclusion".
©El Moudjahid


























