Si aujourd'hui il y a une équipe nationale , un championnat féminin en Algérie , avec des clubs dans tout le territoire national , que monsieur RAOURAOUA , a consacré un chapitre de son programme electoral au football feminin national et que tout le monde trouve cela normal , c'est grâce au combat de NAÏMA LAOUADI , qui depuis la fin des années 90 , a enfoncé les portes les unes après les autres .Même lorsqu'elle a eu l'occasion de partir jouer à l'etranger , en Allemagne puis en France, elle n'a jamais oublié l'équipe nationale , les footballeuses Algériennes et le combat pour améliorer leurs conditions .
Aujourd'hui ,NAÏMA a arrété sa carrière de joueuse , mais elle est resté dans le football féminin Algérien en temps que selectionneur adjoint de l'E.N au côté de SOLTANI où ils font un travail formidable .On pourrait croire que cela lui prend tout son temps , et bien non , car les journées de notre "LAOUADI" nationale doivent faire plus que 24 h ,parallèlement a son activité avec l'E.N elle est aussi quelques fois consultante pour la tv Algérienne et surtout MANAGER du club de la jeune première division féminine Algerienne, le CL BELOUIZDAD.
Ce que l'on peut dire pour conclure , c'est que tant que NAÏMA LAOUADI sera là , le football féminin Algérien progressera et pourra dormir sur ses deux oreilles.
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« Je n’ai pas eu une enfance épanouie. Les filles jouaient à la poupée, à la corde. Je n’ai jamais été attirée par cela. J’enviais les garçons qui jouaient au ballon. Je restais dans un coin, toujours le même, à les regarder. Un jour, un des garçons m’a demandé si ça me tentait d’essayer et c’était parti !
Entre 13 et 16 ans mon père me battait. Maman n’admettait pas que je sois dehors avec les garçons à taper dans une balle. Elle venait me chercher et me battait. Mais je ne peux pas les condamner car c’est notre société qui est faite comme cela. Il n’y avait pas de football féminin, pas de club, c’était un sport inconnu pour les femmes, c’était totalement nouveau. On ne permettait pas aux filles de jouer au ballon. Dès que mon père allait au boulot je ressortais pour reprendre la partie de foot. C’était foot, foot et encore foot.
1994, c’était l’époque où il y avait les assassinats de femmes… J’avais oublié le terrorisme. Je l’avais oublié. J’avais une passion. J’étais à fond dans mes rêves. La presse écrite m’avait consacré plusieurs articles. Entre 1994 et 1997, j’avais une peur atroce mais je sortais pour les entraînements. J’avais des objectifs, des rêves : lancer le foot féminin, créer une sélection nationale.
Je n’ai jamais pensé arrêter le foot ou quitter l’Algérie, tout au contraire. Je disais à voix haute qu’une femme a le droit d’exister, de jouer au ballon, de faire de la boxe, de sortir, d’aimer le sport. Je suis fière d’avoir réalisé 4 rêves : lancer le foot, créer une équipe locale et nationale et être partie jouer à l’étranger. C’est plus tard que je suis partie à l’étranger. Ce fut très dur pour moi. Un combat de femme, c’est la première fois que je quittais mon pays !
Après un séjour à Francfort, j’ai été sélectionnée par la Fédération française de football pour un tournoi international de femmes. Dieu était avec moi mais je tiens à remercier Fériel Saadi, attachée de presse de Marie-Georges Buffet, ministre des Sports, et de Liliane Hals Franch, sa conseillère. Elles m’ont soutenue et m’ont donné du courage, ce qui m’a permis de réussir aujourd’hui. C’était l’année de la Coupe du Monde en France, elles étaient débordées mais elles m’ont aidée.
Pour devenir capitaine d’équipe j’ai dû faire preuve de beaucoup de sérieux et de rigueur. Je fais partie de la sélection nationale, arabe, mondiale et j’ai été nominée par la Confédération africaine de football pour le titre de meilleure joueuse du continent. J’ai décroché la deuxième place, c’est une belle reconnaissance.
Entre les joueuses algériennes il y a de la complicité, du respect et de la solidarité. Je suis simple, modeste, franche, j’aime beaucoup aider les autres parce que les footballeuses algériennes, c’est mon histoire, ce que j’ai connu avec mes parents. Ma mère m’encourage aujourd’hui. Mes camarades, elles, ne sont pas soutenues, elles sont malheureuses, il leur manque la liberté. Avec le football, elles s’évadent, elles s’éclatent. Elles entrent dans un autre monde, le monde su sport, de la collectivité.
Avec les entraîneurs c’est différent. Certains d’entre eux n’admettent pas la contradiction. Ils instaurent la peur. Les filles appellent l’entraîneur « cheikh », cela institue une hiérarchie et un décalage. C’est le seul maître à bord, il a toujours raison et vous avez tort. Mais pour moi, quand quelque chose ne vas pas, je le dis. Je ne suis pas du genre à me laisser faire et à me la fermer, je n’ai peur que de Dieu.
Actuellement je suis à Marseille, où je me consacre à ma passion : le foot. Mais il ne faut pas croire, même en France le football féminin n’est pas reconnu. Je dirais même qu’il y a une meilleure reconnaissance en Algérie. »
toutpourlesfemmes.com




























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